Me revoilà dans la salle d’attente. 4 personnes attendent, une petite fille d’une dizaine d’année (Vient-elle consulter ?) deux femmes dans la quarantaine, et un homme un peu plus jeune. J’espère qu’ils n’attendent pas tous le docteur J.C. !
Je prends un "Elle" sur la table basse recouverte de magazines plus inintéressant les uns que les autres (note pour plus tard : amener un bouquin !) et je m’installe à la même place que la dernière fois près de la petite fille.
La porte s’ouvre, une femme sort et la petite fille se jette dans ses bras. Elles sortent et le docteur nous annonce beaucoup de retard. Apparemment nous attendons tous après lui… Une des femmes entre à son tour, et s’enchaine les 2 autres personnes à rythme régulier.
C’est étrange comme les autres patients on le regard fuyant comme si ils avaient honte de se trouver là.
J’ai le temps de parcourir deux "Elle" par le menu, et d’y noter un étrange signe dans une publicité pour un livre de poche dont l’accroche est "La famille ? Une maladie grave…" Cela ne peut que m’interpeler moi qui associe souvent la famille avec l’image d’une plaie qui ne cicatrise jamais vraiment. Je note le titre du livre et le nom de l’auteur me promettant de l’acheter et de le lire.
Une heure passe et c’est enfin mon tour. Après les salutations, nous abordons le sujet du livre qu’il m’a "prescrit" à la fin de la séance précédente "le pèlerin de Compostelle" de Paulo Coelho. Je lui explique mon blocage à cette lecture mais a force de dialogue le message qu’il a voulu me transmettre se fait plus clair. Le livre peut être une transposition de ma future thérapie (mon chemin), moi étant le pèlerin, lui Petrus mon Guide, et tout ceci sur 3 axes principaux :
- je ne dois pas perdre de vue mon objectif –l'épée du pèlerin- (reste à savoir qu’elle est mon épée !?)
- définir ce que j’attends de J.C. : que ce soit mon guide mais ne pas oublier qu'il n’a pas les réponses a mes questions, il peut juste m’aider a les trouver. il se défini comme un pèlerin qui chemine a mon coté car mon chemin n’est pas le même que celui qu’il a parcouru lui et donc il le découvre en m'accompagnant.
- définir ce que J.C. attend de moi : que j’affronte mes peurs quand ce sera le moment (comme Paulo quand il lutte contre le chien), que je lui fasse confiance (que j'affronte la cascade pour le rejoindre en haut même si l’escalade me parait impossible).
Etrange comme je n’ai pas vu cette transposition qui me parait maintenant évidente.
Ensuite, il me demande ce que j’ai pensé de Petrus au début du livre. Je m’interroge en silence sur le double sens de sa question, et quand je m’attache à répondre en me focalisant sur le personnage de Petrus et non sur son double face à moi, je lui réponds que je l’ai trouvé simplement humain. Il n’a pas l’air satisfait de ma réponse et me dit que lui l’a trouvé désagréable et prétentieux. Cette remarque me fait sourire… Je n’ai pas vu Petrus (ni J.C. d'ailleurs) sous cet angle mais je comprends bien l’interprétation qu’il attend de moi de cette remarque .
L’entretien arrive à sa fin (20 min, finalement ca me parait pas mal comme durée mais ca fait cher la minute ;-) ). Il me propose deux façons d’aborder la thérapie pour les prochaines séances, soit on démarre d’une façon chronologique (par tranche de 6 ans de ma vie) soit par des discussions autour des événements qui se dérountle dans ma vie entre chaque séance, cela aboutissant d’après lui au même résultat. Etant donné que la seconde proposition me parait moins évidente je choisi d’attaquer la thérapie sous l’angle chronologique. Il me donne alors comme exercice pour la prochaine séance de préparer ce que j’ai à dire pour la période de 0 à 6 ans… Au premier abord je me demande bien ce que je pourrais en dire…
Voila cette seconde séance terminée. Je suis assez contente de son déroulement, pas encore "emballé" mais relativement satisfaite. Seul déception, l’orchidée sur le bureau est fausse…
Suite le 9 juillet a 19h45 (ce médecin a-t-il une vie ?)

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