Lundi 28 juin 2010 1 28 /06 /Juin /2010 20:30

 

Me revoilà dans la salle d’attente. 4 personnes attendent, une petite fille d’une dizaine d’année (Vient-elle consulter ?) deux femmes dans la quarantaine, et un homme un peu plus jeune. J’espère qu’ils n’attendent pas tous le docteur J.C. !

Je prends un "Elle" sur la table basse recouverte de magazines plus inintéressant les uns que les autres (note pour plus tard : amener un bouquin !) et je m’installe à la même place que la dernière fois près de la petite fille.

 

La porte s’ouvre, une femme sort et la petite fille se jette dans ses bras. Elles sortent et le docteur nous annonce beaucoup de retard. Apparemment nous attendons tous après lui… Une des femmes entre à son tour, et s’enchaine les 2 autres personnes à rythme régulier.

C’est étrange comme les autres patients on le regard fuyant comme si ils avaient honte de se trouver là.

J’ai le temps de parcourir deux "Elle" par le menu, et d’y noter un étrange signe dans une publicité pour un livre de poche dont l’accroche est  "La famille ? Une maladie grave…" Cela ne peut que m’interpeler moi qui associe souvent la famille avec l’image d’une plaie qui ne cicatrise jamais vraiment. Je note le titre du livre et le nom de l’auteur me promettant de l’acheter et de le lire.

 

Une heure passe et c’est enfin mon tour. Après les salutations, nous abordons le sujet du livre qu’il m’a "prescrit" à la fin de la séance précédente "le pèlerin de Compostelle" de Paulo Coelho. Je lui explique mon blocage à cette lecture mais a force de dialogue le message qu’il a voulu me transmettre se fait plus clair. Le livre peut être une transposition de ma future thérapie (mon chemin), moi étant le pèlerin, lui Petrus mon Guide, et tout ceci sur 3 axes principaux :

- je ne dois pas perdre de vue mon objectif –l'épée du pèlerin- (reste à savoir qu’elle est mon épée !?)

- définir ce que j’attends de J.C. : que ce soit mon guide mais ne pas oublier qu'il n’a pas les réponses a mes questions, il peut juste m’aider a les trouver. il se défini comme un pèlerin qui chemine a mon coté car mon chemin n’est pas le même que celui qu’il a parcouru lui et donc il le découvre en m'accompagnant.

- définir ce que J.C. attend de moi : que j’affronte mes peurs quand ce sera le moment (comme Paulo quand il lutte contre le chien), que je lui fasse confiance (que j'affronte la cascade pour le rejoindre en haut même si l’escalade me parait impossible).

 

Etrange comme je n’ai pas vu cette transposition qui me parait maintenant évidente.

 

Ensuite, il me demande ce que j’ai pensé de Petrus au début du livre. Je m’interroge en silence sur le double sens de sa question, et quand je m’attache à répondre en me focalisant sur le personnage de Petrus et non sur son double face à moi, je lui réponds que je l’ai trouvé simplement humain. Il n’a pas l’air satisfait de ma réponse et me dit que lui l’a trouvé désagréable et prétentieux. Cette remarque me fait sourire… Je n’ai pas vu Petrus (ni J.C. d'ailleurs) sous cet angle mais je comprends bien l’interprétation qu’il attend de moi de cette remarque .

 

L’entretien arrive à sa fin (20 min, finalement ca me parait pas mal comme durée mais ca fait cher la minute ;-) ). Il me propose deux façons d’aborder la thérapie pour les prochaines séances, soit on démarre d’une façon chronologique (par tranche de 6 ans de ma vie) soit par des discussions autour des événements qui se dérountle dans ma vie entre chaque séance, cela aboutissant d’après lui au même résultat. Etant donné que la seconde proposition me parait moins évidente je choisi d’attaquer la thérapie sous l’angle chronologique. Il me donne alors comme exercice pour la prochaine séance de préparer ce que j’ai à dire pour la période de 0 à 6 ans… Au premier abord je me demande bien ce que je pourrais en dire…

 

Voila cette seconde séance terminée. Je suis assez contente de son déroulement, pas encore "emballé" mais relativement satisfaite. Seul déception, l’orchidée sur le bureau est fausse…

 

Suite le 9 juillet a 19h45 (ce médecin a-t-il une vie ?)

Par Lisa - Publié dans : Séances
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Dimanche 27 juin 2010 7 27 /06 /Juin /2010 12:03

 

J’ai enfin fini le Pèlerin de Compostelle de Paulo Coelho, juste à temps, le prochain rendez-vous étant demain.

 

Ca a été assez laborieux, j’avoue que je n’ai pas adoré ce bouquin. Je n’arrive pas à m’identifier ou même apprécier ce personnage illuminé et prétentieux, à comprendre sa quête, qui me parait insensé et élitiste, et je trouve que les messages délivré sous forme de découverte profonde sont « déjà-vu ». Je sais bien qu’un sens plus profond se dissimule sous ce cheminement religieux et corporatif, mais je n’arrive pas à y voir autre chose, comme si mon cerveau s’y refusait.

J’ai hâte de voir ce que J.C. va pouvoir en dire.

Par Lisa - Publié dans : Interludes
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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 17:00

 
Durant ces 2 semaines j’ai essayé de ne pas trop y penser, [j’suis assez forte pour ne pas penser aux choses généralement ;-)] J’ai réussi à oublier l’heure du rendez-vous, failli annuler pour problème d’agenda familial surchargé mais finalement je suis là dans la salle d’attente. J’suis juste un petit peu en avance. La salle est déserte, la secrétaire absente, je m’installe. La porte en face de moi d’où émergent quelques sons affiche le nom de celui que j’ai choisi sur pagesjaunes.fr, le docteur J.C. Psychiatre.

 

Me voila face au mur…enfin à la porte ;-).

 

Un homme entre quelques minutes après moi, il ressemble à un médecin [JC peut-être ?]. Il passe derrière le bureau de la secrétaire en ressort avec quelques papiers et se dirige vers la porte à droite de celle de J.C., ce n’est pas lui.

Une femme entre, elle s’installe sur la chaise à ma droite. Elle pianote sur son téléphone portable, je fais de même le temps de passer un bref coup de fil. Je repose mon portable, elle envoie des SMS.

Je prends un magasine sur la table basse histoire de me donner une contenance. Le choix est bien pauvre [étrange, je trouve, pour un cabinet psy?], parmi de multiples Paris-match, Elle et autre Femina je trouve un Nouvel obs… Je le feuillète sans vraiment le lire l’air de rien.

Ma voisine qui a quitté son portable, me demande si j’ai également rendez-vous avec le docteur J.C. Je lui réponds par l’affirmative et, prise d’un doute, je lui demande à quelle heure est son rendez-vous. Quand elle me répond qu’elle à rendez-vous à 17h15, soit 15 min pile après le mien, j’ai une envie subite de partir… 15 min ? Qu’est ce que l’on peut bien avoir le temps de se dire pendant 15 malheureuses minutes ?

 

Je reste tout de même et la porte s’ouvre bientôt. Deux hommes sortent. Le supposé docteur J.C. dit au revoir à son patient qui quitte rapidement les lieux puis se tourne vers nous l’air perplexe. Ils nous salut et retourne dans son bureau vérifier qui de nous deux est son prochain rendez-vous.

 

Je rentre enfin dans le cabinet. J.C. est un homme pas très grand, légèrement bedonnant, son regard se veut persans et ses lèvres sont fines et pincées. Au premier abord je ne suis pas emballé par ce qu’il dégage.

Dans la petite pièce se trouve un bureau devant lequel se tiennent deux fauteuils et juste derrière un divan. Sur le bureau trône une superbe orchidée.

Je m’installe sur le premier fauteuil. Je me retrouve assise très bas par rapport au bureau, me demande si c’est un truc de psy de placer l’interlocuteur plus bas que soi.

Il commence par remplir le dossier patient sur son ordinateur et me pose les questions d’usage, nom, prénom, âge, profession…

Il me demande ensuite si tout va bien dans mon couple et avec mes enfants, puis m’interroge sur mes raisons d’être là. Je me lance donc dans une explication que je voudrais, [voulais] claire et succincte mais j’ai eu beau avoir préparé un peu ce que je voulais dire ou ne pas dire, je pars tout de même dans tous les sens, perd vite le fil de mes pensées, tout cela saupoudré de larmes contenues et de voix chevrotante ! Ahhhhhhh,  tout ce que je m’étais promis de ne pas faire… 

Que cela peut m’énerver de ne pas savoir mieux contenir mes émotions !!

Enfin, je lui explique quand même [entre deux reniflement .sic.] que mon "problème" est que je me sens fragile du fait d’une adolescence plus ou moins "traumatisante", que dès que je suis sous stress je peux vite me sentir très déprimée ou me mettre dans des rages folles [rare et courte mais spectaculaire].

Forcement il veut en savoir plus sur ces traumatismes mais difficile d’expliquer tout ca dans le peu de temps qu'il m’est impartie et a quelqu’un que je connais à peine. Je lance quand même, quelques faits dans les grandes lignes et avec quelques larmes [re sic]

Ensuite il prend la parole en m’expliquant les différentes thérapies possible mais me signifiant malgré mes réticences que celle qui me conviendrai le mieux ne peut être que l’analyse… hum, re-ouvrir les armoires de famille poussiéreuses et faire renaître les cadavres qui y sont enfermé, cela me terrifie d'avance ! Mais bon je n’ai pas besoin d’écouter ses arguments pour savoir qu’il a probablement raison.


L'entretien se termine et l'on prend un autre rendez-vous, [chouette il a des créneaux après 19h ca c’est un +], ensuite il me lance une phrase qui se veut très profonde et énigmatique mais qui a failli me faire rire tellement elle doit être servit a toutes les sauces "Votre famille ce n’est pas vous… " [Bien bien merci...].Il termine sur un conseil de lecture "Le Pèlerin de Compostelle - Paulo Coelho" livre qui trône dans ma bibliothèque depuis des lustres et que je n’ai jamais pris le temps de lire…

Voila en gros comment c’est déroulé ce premier rendez-vous. Pas de feeling particulier avec ce médecin, mais pas de gros point négatif non plus… Je ne sais pas trop quoi en penser finalement, j’aurais préférer avoir un avis plus tranché du genre "il a l’air génial", ou "c’est un gros naze" mais là, je ne serais quoi en dire concrètement. Bref, comme j’ai pas un milliard de choix dans le coin et que ses disponibilités me conviennent, je vais tenter l’aventure, pour quelques séance du moins, avec lui.  

 

Je m’appelle Lisa, j’ai 37 ans, mariée, deux enfants. J’ai un psy. Je commence une Analyse.

 Prochain rendez-vous le 28 juin !

Par Lisa - Publié dans : Séances
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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /Juin /2010 15:04

Aujourd’hui j’ai sauté le pas…

 

Cela fait presque 20 ans que je me dis que ca me ferais pas de mal de "consulter" comme on dit…

Presque 20 ans que je me dis, je n’ai pas le temps, pas l’argent, que je vais trop mal ou que je vais suffisamment bien…

Aujourd'hui j’ai sauté le pas, j’ai pris un rendez-vous chez un psy…Waou, je suis juste impressionnée… et j’ai la trouille aussi...

 

Pourquoi aujourd’hui ?

Parce que ces derniers jours je me suis sentie très mal et en colère. C’est pas la première fois. La fois de trop peut être ? Ou alors c’est le moment ? Bien sur j’ai été stressée mais j’aimerais pouvoir gérés mon stress, géré mes relations avec ma famille « de naissance » [comprendre mes géniteurs, mes frères, mes sœurs] sans pour autant ne plus dormir et déprimer… J’ai beau avoir intégrés les événements traumatisants de mon passé, il est indéniable que ce n’est pas "digéré" car ca fait encore du mal d’y repensé, 20 ans après. Alors voilà j'ai sauté le pas !

 

Je m’appelle Lisa, j’ai 37 ans. Rendez-vous dans 2 semaines….

Par Lisa - Publié dans : Interludes
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